#Acheter en 2018 – Le prix des logements devraient connaître une nouvelle hausse de prix

Beaucoup de personnes ont choisi d’acheter en 2017 des logements aux taux de crédit avantageux

Les ventes dans l’immobilier ancien viennent d’atteindre des records. Les agents immobiliers tablent sur un million de transactions sur 2017, un niveau inédit. Les taux de crédit encore bas et la hausse modérée des prix expliquent cet engouement des Français pour acheter dans la pierre.

Les Français ont toujours autant la passion pour acheter dans la pierre. Les derniers chiffres de ventes dans l’ancien que viennent de publier les Notaires de France ne démentent pas cet amour pour l’immobilier.

Sur un an, à fin septembre, ont été recensées 952 000 transactions dans l’ancien, un chiffre en hausse de 15,5 %. Un record à en croire les professionnels du secteur. «Il s’agit du volume le plus haut jamais enregistré», analyse Thierry Thomas président de l’Institut Notarial de droit Immobilier.

Deux explications sont avancées par les professionnels de l’immobilier pour décrypter ces sommets de ventes. Les taux de crédit immobilier, même s’ils ont légèrement augmenté depuis cet été, n’ont jamais été aussi bas et permettent notamment aux primo accédants de devenir propriétaires.

Par ailleurs, les prix du mètre carré restent contenus même si le nombre d’acheteurs fait mécaniquement progresser le montant des transactions (voir infographie).

Sur un an, ce sont les appartements qui augmentent le plus (+5,1 %) mais le poids de Paris dans les statistiques, un marché à part, fausse la vision globale du marché.

En effet, dans les villes de province surtout dans celles de moins de 150 000 habitants la tendance à la hausse n’est pas aussi marquée.

Pour les maisons anciennes, la progression au plan national n’est que de 3,1 % selon les Notaires de France. Malgré le retour massif des investisseurs qui préfèrent acheter sur le marché de l’ancien, des appartements très bien situés dans le centre-ville.

Une hausse des prix pour 2018 ?

Si les notaires anticipent un tassement des prix, d’autres s’attendent à une hausse. Ainsi, selon une note du groupe Edmond de Rothschild, les prix de l’immobilier résidentiel s’orienteraient à la hausse durant l’année 2018, portés par un rendement relativement élevé. «Après une hausse moyenne des prix des logements de 3 % en 2017, ils pourraient encore croître de 3 % en 2018» analyse Mathilde Lemoine, chef économiste du groupe.

Mais cette tendance devrait surtout se remarquer dans les zones tendues comme les métropoles dans le neuf et non pas dans l’ancien.

Néanmoins, la hausse des prix constatée ces derniers mois pénalise les ménages qui cherchent à devenir propriétaires car elle grignote le pouvoir d’achat immobilier.

Si les prix continuent de remonter alors que les taux confirment leur orientation à la hausse, alors le marché exclura les primo-accédants qui constituent un maillon essentiel de la fluidité du marché immobilier.

Article ladepeche.fr/

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